Ce que cette page engage
Ouraya est un collectif. Il fabrique des outils pour s'organiser et reprendre la main, il recense ceux qu'il ne fabrique pas, et il servira un jour à relier celles et ceux qui œuvrent déjà, chacun de son côté.
Cette page dit ce que ça implique. Elle a été écrite avant l'ouverture des inscriptions, ce qui est le seul moment où elle vaut quelque chose. Publiée plus tard, une charte décrit ce qui arrange, une fois les choix faits et l'argent rentré. Celle-ci date d'août 2026, quand rien n'était encore vendu, pour qu'on puisse nous la ressortir.
Elle commence par l'endroit d'où vous partez, et par ce que ça vise. Viennent ensuite les règles que nous nous donnons en fabriquant, puis ce que nous ne ferons pas, et c'est la partie qui engage vraiment. Elle finit par le seul geste qu'elle demande à qui s'y reconnaît, et il tient en une ligne de code à coller.
D'où vous partez
Vous avez compris depuis longtemps. Vous avez peut-être déjà commencé quelque chose : un groupe local, une association, un lieu, une monnaie, une école, un projet monté à plusieurs.
Ce qui vous arrête n'a plus grand-chose à voir avec l'information. Le blocage arrive plus tard, au moment de s'organiser. Cent personnes se dispersent dans trois conversations parallèles et plus personne ne sait où la décision s'est prise. Une question déjà traitée revient, parce que la réponse est enterrée sous six mois de messages. Deux bénévoles portent tout et s'épuisent sans le dire, et le jour où l'un des deux s'arrête, tout s'arrête. Le site ne bouge plus depuis que la seule personne qui savait le mettre à jour a changé de vie.
Aucune de ces pannes ne se règle avec un article de plus. Vous cherchez par où prendre sans y laisser votre santé ni vos économies.
Où ça mène
Pouvoir dire non sans le payer. C'est la mesure, et il n'y en a pas d'autre.
Dans le concret, ça donne ceci : tenir vos outils vous-même, savoir où sont vos données, pouvoir partir avec. Un collectif qui continue de tourner le jour où une personne s'arrête, et qui grandit sans devenir ingérable.
L'autonomie visée reste ouverte. On se relie, on mutualise, on demande à qui sait faire ce qu'on ne sait pas faire soi-même. Un problème réglé une fois n'a pas à l'être une deuxième par le voisin qui le rencontrera l'an prochain, et quelques heures rendues à quelqu'un valent souvent mieux qu'un conseil.
Sans alternative en état de marche, le refus reste une opinion. On ne quitte pas une dépendance par la volonté. On la quitte le jour où un substitut existe et fonctionne, et pas avant.
Ce qui manque tient en deux choses. De quoi structurer ce qui existe déjà et qui déborde. De quoi se relier à ceux qui font la même chose ailleurs, parfois à quelques kilomètres, sans le savoir.
Les outils d'Ouraya se placent là, et nulle part ailleurs. Ils n'inventent pas l'élan. Quand il est déjà là, ils l'empêchent de se perdre.
Ce qui rend ces outils possibles a été écrit en janvier 2023
Un texte de Johann Fakra, publié sur Quartier Libre TV le 24 janvier 2023, posait l'argument à une époque où la question se réglait encore en deux camps :
L'IA est un outil très puissant, mais elle n'est pas qu'entre les mains des puissants.Johann Fakra, sur Quartier Libre TV, le 24 janvier 2023
Le raisonnement tenait en une phrase de plus, publiée le même jour. Ce qui limite les projets n'est pas le manque d'idées, c'est le coût de leur réalisation : les idées fusent dans des millions de cerveaux, et il faut déléguer, et déléguer coûte cher. Une mise au point parue le 4 février précisait ce que « rééquilibrage des forces » voulait dire : les possibilités presque sans limite de créer des outils pour ceux qui cherchent à faire le bien.
Trois ans et demi plus tard, c'est ce qui permet à un collectif sans levée de fonds de fabriquer des outils qu'il aurait fallu financer à six chiffres. Ouraya applique cette idée, elle ne la découvre pas.
La suite du même texte vaut aussi pour nous, et sert de garde-fou plutôt que d'argument de vente : un outil ne vaut que par l'usage qu'on en fait. Un scalpel peut tuer, il peut aussi sauver. Ce que nous fabriquons n'échappe pas à cette règle, et c'est pourquoi la page continue avec ce que nous nous interdisons.
Ce à quoi nous tenons
Ces huit règles doivent se vérifier sur un écran. Une intention ne suffit pas : chacune se traduit par quelque chose que vous pouvez constater vous-même, un bouton d'export, un prix affiché avant l'inscription.
Quand l'une d'elles entre en conflit avec ce qui nous arrangerait, c'est la règle qui gagne. Si elle ne gagne pas, elle n'a rien à faire sur cette page.
Un outil ne libère que si vous le détenez
Le critère tient à une seule question : qui garde la clé. Un outil déposé chez un tiers redevient une banque, quel que soit le discours qui l'accompagne. Vos données vous appartiennent, s'exportent en entier dans un format lisible ailleurs, et cette sortie est disponible avant même le premier paiement.
Compréhensible par quelqu'un qui n'y connaît rien
Une difficulté d'usage est un défaut de l'outil, jamais de la personne qui s'en sert. Chaque écran doit rester lisible pour quelqu'un qui découvre le sujet ce matin. Quand une notion technique ne peut pas disparaître, elle est expliquée en français simple, à l'endroit exact où elle apparaît.
Nous outillons, nous ne formons pas
Trois jours ne rendent personne autonome, et un logiciel encore moins. Nous remettons de quoi chercher, décider et faire, avec la documentation qui va avec. Ce que vous en faites vous regarde, et personne ici ne validera votre projet à votre place.
Une situation, un chemin
Les situations sont différentes, donc les réponses le seront. Aucun de nos outils ne prétend convenir à tout le monde : chaque page dit à qui il s'adresse et à qui il ne s'adresse pas. Quand votre besoin sort de ce que l'outil sait faire, nous le disons au lieu d'étirer la promesse.
Un outil à la fois, à votre rythme
On met un outil en place, on le maîtrise, on passe au suivant. Nos outils fonctionnent à côté de ce que vous utilisez déjà et n'exigent aucune bascule générale pour démarrer. Arrêter l'un ne doit jamais faire tomber les autres.
Recommander vaut fabrication
Un outil, ici, désigne tout ce qui aide à passer d'un point à un autre, y compris ce que nous ne fabriquons pas. Quand quelqu'un fait mieux, nous l'écrivons et nous donnons le lien, sans commission ni contrepartie. Recenser, orienter et mettre en relation comptent autant que le code.
Ce que ça coûte et ce que ça ne fait pas, écrits d'avance
Les prix sont lisibles avant l'inscription, sans devis à demander ni palier découvert au moment de payer. Ce qui est hébergé, où, pour combien de temps, et ce que nous conservons est écrit noir sur blanc. Chaque outil porte la liste de ce qu'il ne sait pas faire, tenue à jour avant les nouveautés.
Au milieu, jamais au-dessus
Nous ne remplaçons aucun collectif, aucun réseau, aucune organisation déjà en place. Nos outils s'y branchent, et s'en retirent aussi facilement qu'ils y sont entrés. Ce qui se construit avec eux appartient à ceux qui l'ont construit, et notre nom n'a pas à apparaître dessus.
Ce que nous ne ferons pas
C'est la partie qui compte. Un principe se contourne avec de la bonne volonté et deux réunions. Un refus se constate : il est franchi ou il ne l'est pas.
Sept choses, donc, que nous ne ferons pas. Si vous en voyez une franchie quelque part, sur une de nos pages, dans un de nos courriers ou dans un de nos outils, écrivez-nous et dites-le. Nous corrigerons, ou nous retirerons la ligne d'ici. Nous ne garderons pas les deux.
Aucun résultat promis
Nous ne vous promettons ni croissance, ni transformation, ni réussite. Un outil fait tenir ce que vous portez, il ne le portera pas à votre place. Toute page qui laisserait entendre le contraire est à réécrire.
Aucune peur vendue
Ni compte à rebours, ni pénurie inventée. Nous n'annonçons pas de catastrophe pour presser une décision, et nous ne désignons personne comme adversaire pour rendre notre travail plus désirable. La peur fige, et un outil qui ne tient que par la crainte de s'en passer ne tient pas.
Personne n'est retenu
Aucun enfermement, aucune pénalité de départ. Un abonnement ne se reconduit pas sans que vous l'ayez décidé, se résilier prend le même nombre de gestes que s'inscrire, et l'export complet reste accessible à ce moment-là. Un outil qu'on garde parce qu'on ne peut plus en sortir a cessé d'être un outil.
Rien n'est monnayé de ce que vous confiez
Vos données ne sont ni vendues, ni cédées, ni utilisées pour entraîner quoi que ce soit. Nous n'employons pas le mot gratuit : ce qui est offert est présenté comme tel, avec ce que ça nous coûte et la raison pour laquelle nous le faisons.
Aucune solution posée sur un plateau
Nous ne livrons pas de méthode clé en main et nous ne validons pas les projets des autres. Chacun part d'un endroit différent, donc la réponse toute faite ne vaudrait pas grand-chose. Quand une demande appelle une présence humaine plutôt qu'un logiciel, nous le disons et nous orientons ailleurs.
Nous ne fabriquons pas ce qui marche déjà
Quand un outil libre existe, fonctionne et reste entretenu, nous le recommandons et nous passons à autre chose. Refuser de construire est un service rendu. Le nombre d'outils portant notre nom ne sera jamais un objectif.
Aucun sauveur, aucun mouvement à rejoindre
Pas de fondateur en couverture, pas d'adhésion, pas de communauté à intégrer pour avoir le droit de se servir d'un outil. Lire ce que nous publions ne demande aucun compte. Ceux qui ne sont pas là ne sont ni endormis ni en retard : ils ont autre chose à faire, et c'est leur droit.
Adhérer, c'est afficher cette page. Rien d'autre.
Il n'y a pas d'adhésion, pas de cotisation, pas de dossier à remplir, pas de validation à attendre. Si ce qui est écrit ici correspond à ce que vous faites, vous pouvez le dire, et vous n'avez à demander la permission de personne.
L'engagement est nul dans les deux sens, et c'est volontaire. Vous ne nous devez rien : ni argent, ni exclusivité, ni mention, ni compte rendu. Nous ne vous devons rien non plus : ni référencement, ni soutien, ni caution sur ce que vous faites. Vous vous reconnaissez dans un texte, voilà tout. Une charte n'a jamais engagé davantage, et prétendre le contraire serait déjà la trahir.
Ce que ça change, en pratique : quelqu'un qui tombe sur votre site et sur le nôtre comprend que vous tirez dans la même direction. C'est peu. C'est aussi exactement ce qui manque aujourd'hui à des gens qui travaillent à trente kilomètres les uns des autres sans le savoir.
Le marqueur, tel qu'il s'affiche
Discret, et il renvoie ici pour que vos lecteurs puissent lire ce à quoi vous vous référez.
Charte OurayaCe qu'il ne fait pas
Il ne charge rien depuis nos serveurs. Aucune image, aucune police, aucun script. Vos visiteurs restent chez vous, et nous ne saurons jamais qu'ils sont passés.
Un macaron servi en image depuis ouraya.org nous donnerait l'adresse de chacun d'eux. Ce serait la première ligne de cette charte enfreinte par la charte elle-même.
Le code à coller, une seule fois, où vous voulez sur votre site. Il ne dépend de rien et ne se met jamais à jour.
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Charte Ouraya
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Vous pouvez le modifier, changer sa couleur, l'écrire autrement ou vous contenter d'un lien en bas de page. Ce qui compte est le lien, pas le dessin. Et vous pouvez le retirer du jour au lendemain sans nous prévenir.
Les mots que nous employons
Un vocabulaire à part fabrique une porte avec un mot de passe. Nous employons les mêmes mots partout, dans les pages de vente comme dans la documentation, et ils sont écrits une fois pour toutes.
Un seul n'y figure pas : gratuit. Ce qui est offert a un coût, et nous préférons dire lequel, puis dire pourquoi nous le faisons quand même.
Ce qui est visé
Émancipation, autonomie, souveraineté, reprendre la main.
Ce que nous faisons
S'organiser, structurer, recenser, orienter, mettre en lien, mutualiser.
Ce qui vous appartient
Outil, détenir, garder la clé.
À quel rythme
Un outil à la fois, à votre rythme, étape par étape.
Ce que vous pouvez faire de cette page
Rien à signer, rien à rejoindre. Vous pouvez lire cette charte, la garder de côté et ne jamais nous écrire : ça ne change rien à ce qu'elle nous engage à faire.
Si vous portez déjà quelque chose et que la technique vous coûte vos soirées, décrivez-le en quelques lignes. Vous aurez une réponse. Parfois un chiffrage, parfois le nom de quelqu'un qui a réglé le même problème avant vous, parfois l'aveu que nous ne savons pas faire.
Si vous partez de zéro, ne commencez pas par nous. Prenez un domaine, un seul, celui qui vous démange le plus, et regardez qui s'en occupe déjà près de chez vous. Il y a souvent quelqu'un. Nos outils serviront plus tard, ou jamais, et les deux nous vont.